Liège mural ? Quand le luxe siège à nos côtés…

Hormis sa symbiose avec la bouteille, vous êtes fascinés par le caractère noble et rustique du liège ? Le liège mural est fait sur mesure pour vous. Sa performance exceptionnelle allie isolation, étanchéité, légèreté et longévité en un seul bloc. C’est ce qui façonne sa renommée légendaire. Pour en savoir davantage, suivez cet article !

Présentation

Mentalement, on a tendance à associer le liège à la bouteille. Mais pratiquement, le liège a toujours entretenu sa réputation de matériau isolant par excellence dans de nombreux domaines, y compris dans la construction écologique.

Provenance du liège

L’arbre-mère de cet élément est le chêne-liège, une variété de chêne vert prédominante dans le bassin méditerranéen. Mais au niveau mondial, ce sont les terres portugaises et espagnoles qui défient toute concurrence en matière de production de liège.

L’écorce de cet arbre, constituant le liège lui-même, s’obtient tout simplement en la détachant du tronc, sans avoir recours à un abattage du corps de l’arbre.

Les types de liège brut

Notons toutefois qu’il existe deux types de liège : le liège mâle et le liège femelle. Le premier est l’écorce initiale cueillie, entrant dans la fabrication de plaques d’isolation alors que le second est classiquement prédestiné aux bouchons.

Le liège femelle ne peut être levé que 9 ans après démasclage du liège mâle.

Caractéristiques du liège

Suite à ses qualités intrinsèques, entre autres sa performance isolante, le liège a été sollicité dans la décoration intérieure depuis le début du 20ème siècle. À la fois isolante acoustique et thermique, étanche et incombustible, le liège est devenu l’isolant écologique par excellence, d’où l’émergence du liège mural.

Le liège mural se présente sous trois différents aspects :

Les différentes formes et natures du liège mural

Une fois passé sous divers traitements ou tout simplement ébouillanté, on distingue sur le marché trois formes de liège, à savoir :

  1. Plaques de liège
  2. Rouleaux de liège
  3. Ou dalles de liège

Suivant l’aspect résultant des traitements industriels appliqués à ce matériau, on retrouve le liège :

  • En naturel brut ou poncé
  • Aggloméré ou recomposé
  • Expansé

Le liège naturel brut ou poncé

Habituellement présenté en forme de dalle, le liège brut a une teinte naturelle grisâtre, verdâtre, brunâtre ou ocre. Vêtu d’un aspect rustique, il peut être passé au ponçage pour un rendu plus doux au toucher.

Il a la spécificité de ne recevoir préalablement aucun traitement hormis l’ébouillantage. Ce procédé consiste à le faire passer dans de l’eau bouillante afin de le raffermir.

Le liège recomposé ou aggloméré

Plus connu sous le nom de liège de décoration, ce type de liège est vendu en dalles ou en rouleaux.

Les agglomérés blancs sont reconstitués à partir des rescapés de deux procédures de fabrication différentes. L’un résulte des débris du tubage des bouchons tandis qu’une partie provient du reste de la fabrication des expansés noirs.

Les granulés une fois ébouillantés sont recueillis, puis broyés dans de différents moulins afin d’obtenir des gabarits divers. Ensuite, ils sont affectés sur des tables densimétriques en vue d’une tri sélective, regroupant ceux qui ont la même finalité.

Notons que le liège aggloméré est soumis à une température moins importante que l’expansé afin de conserver sa structure, sa teinte, ainsi que sa texture. Aussi, sa qualité est intacte, lui assurant une longévité optimale.

La disparité des liants et des additifs supplémentaires (tels le plastique, le caoutchouc ou les résines), conjugué à l’hétérogénéité des granulés offrent une large panoplie de lièges agglomérés.

Lorsque la transformation du liège aggloméré atteint son stade final, les granulés sont segmentés en lamelles pour être ensuite rattachés à un support. Ce fond est parfois teinté afin de contribuer à la décoration.

Le liège expansé

Généralement exposé en panneau ou en plaque, le liège expansé a un processus de fabrication plus ou moins similaire au précédent.

La différence entre les deux réside au fait que l’expansé requiert une température élevée de l’ordre de 300°C et ne nécessite aucun liant externe. En effet, une fois pressés et chauffés, les granulés noircissent et se dilatent. Durant cette phase, ils secrètent une résine plus connue sous le nom de subérine. Cette subérine leur sert de liant naturel.

liège mural

Les différents aspects du liège mural

Comment préparer la pose du liège mural ?

Qu’il soit en panneau, en dalle ou en rouleau, la pose du liège mural est assez commode. Elle requiert tout simplement un minimum de soin et de rigueur tel le souci de l’alignement des raccords ainsi que la subtilité ou carrément l’absence des traces de colle.

C’est pourquoi l’aménagement du support est fondamental pour obtenir une belle finition.

Avant tout, les murs doivent être aplanis, salubres, dépoussiérés, nettoyés et asséchés. La moindre imperfection, aussi infime soit-elle, est facilement perceptible lors de l’application du liège mural.

Vu la délicatesse de la pose, la préparation diffère d’un support à un autre.

Sur un papier peint

Les papiers peints sont généralement à décoller du mur, sauf dans les cas suivants :

  • si son aspect est encore excellent et qu’il se trouve directement collé sur un mur brut avec un encollage sûr.
  • si le papier peint est lisse et est d’une autre nature que le vinyle.

Avant l’application, passez une couche primaire d’accrochage afin d’uniformiser le fond et améliorer l’adhérence de la colle.

Sur une peinture existante

Quelle qu’elle soit la nature de la peinture, à l’huile (glycéro, époxy, polyuréthane) ou à l’eau (acrylique, vinylique, alkyde), le liège peut surplomber le revêtement existant. Face à une peinture luisante, effectuez un ponçage pour déteindre cet effet, ou optez tout simplement pour une sous-couche ou un délaqueur.

L’état du mur doit être irréprochable et la planéité est toujours de mise.

Sur un carrelage

Et oui, le liège peut s’appliquer même sur un fond de carrelage ! Il suffit juste de l’enduire d’une sous-couche adaptée à cet effet et le tour est joué.

Par contre, si l’idée d’avoir les carreaux en-dessous vous importune, décapez-les et effectuez les travaux nécessaires pour remettre le mur en état de recevoir le liège.

Sur du plâtre ou sur du béton

Le liège mural s’adapte aussi bien au plâtre qu’au béton, à condition que ces derniers soient secs et en parfait état. Si le plâtre a un aspect brut, enduisez-le d’une couche primaire. Quant au béton, ce système est d’office.

Sur du bois

Le liège mural adhère également au bois. Ce matériau naturel se doit simplement d’avoir une planéité parfaite. Dans le cas inverse, passez un coup d’enduit ajouté d’une sous-couche.

Lorsque le fond est définitivement prêt à accueillir le liège mural, placez ce matériau dans la salle prédestinée, 24 heures avant la pose au minimum afin de l’acclimater à la température ambiante. Le conditionnement idéal est de ≥ 18°C.

Il est temps à présent d’attaquer la pose proprement dite.

Poser le liège mural en dalles en 7 étapes

Avant d’entamer tous travaux, n’oubliez pas de recouvrir vos meubles, ainsi que le sol, afin de les protéger de l’éclaboussure de colle ou de vernis.

1ère étape : Préparation des lignes de départ

Commencez à mettre les portions de dalles à proximité de la zone de travail pour faciliter sa mise en place. Puis ayez à l’avance une idée sur l’agencement de leur position. Les dalles carrées peuvent se poser diagonalement ou alignées. Tandis que les rectangulaires ont la possibilité d’être disposées en demi-brique ou à joints décalés.

Une fois la disposition prédéterminée, passez au traçage du mur. Dans l’optique d’avoir un résultat symétrique, commencez à tracer la ligne médiane du mur, le départageant verticalement en deux parties égales.

Puis à l’aide d’un niveau à bulle ou d’une équerre, tracez une deuxième ligne à la hauteur des yeux, cette fois-ci horizontale. Vous travaillerez ainsi à partir de ces lignes de référence.

2ème étape : Encollage des surfaces environnantes

À titre d’information, les dalles doivent être badigeonner de colle bien des jours avant leur pose. Pour ce faire, remplissez de colle un sceau rectangulaire, puis vous aidant d’un rouleau à encoller, passez une couche de cette colle aux dalles de manière uniforme. Après 60 mn sous une température ambiante de 20°C, la couleur blanche de cette dernière virera au transparent, indiquant son séchage.

Informez-vous bien sur les faces recto et verso de la dalle avant l’encollage pour éviter toute erreur.

En ce qui concerne le support, ne l’encollez que sur les surfaces à travailler dans l’immédiat.

L’acrylique est la matière adaptée à cet effet car elle facilite un éventuel réajustement des dalles lors de l’alignement. Quant au type de pinceau, le rouleau à encoller est requis. Et pour les coins supérieurs, vous pourrez l’allier à une manche télescopique.

Durant ce processus, rincez de temps en temps votre outillage avec de l’eau tiède.

Si des taches surviennent, sachez que l’eau tiède dissout les traces de colle humides tandis que l’acétone pourrait éliminer les traces de colle sèches.

3ème étape : Emplacement de la 1ère dalle

Une fois l’emplacement de la première dalle encollée (sur l’axe pré tracée), plaquez doucement la dalle initiale le long de l’axe de départ. Prenez toujours soin de respecter l’alignement.

4ème étape : Emplacement des dalles autour de l’axe de référence

Puis installez trois autres dalles autour de l’axe en tâchant de garder un parfait alignement. Une fois bien disposées, plaquez-les légèrement à l’aide d’un rouleau en caoutchouc.

5ème étape : Poser la 1ère rangée

Maintenant que vous avez les dalles de référence, vous pouvez entamer la pose de la première rangée en continuant jusqu’à l’extrémité du mur.

Si vous êtes dans l’obligation de couper la dalle une fois au coin du mur, procédez comme suit :

Mettez la dalle à découper sur la dernière installée et épinglez-les. Puis servez-vous d’une autre dalle comme référence. Mettez-là au-dessus de l’espace libre et marquez sur la dalle à découper le trait de coupe. Et finalement, ôtez les dalles et effectuez le découpage à l’aide d’une règle métallique et d’un cutter.

Vérifiez ensuite si elle correspond parfaitement à la surface requise et encollez-la.

6ème étape : Effectuer la pose des autres rangées

Votre mur commence maintenant à avoir de la gueule, une bonne gueule de liège et non une gueule de bois 😉 L’application devient alors de plus en plus facile à achever.

Progresser de rangée à rangée, en entamant la partie supérieure, puis la surface basse. Et pour une méthode efficace, laissez les découpes pour la fin.

7ème étape : Vernissage

Si vous préférez l’aspect naturel du liège, l’application du vernis n’est pas nécessaire. Toutefois, sachez que le vernis leur confère une protection optimale ainsi qu’une meilleur stabilité. Et au besoin, la paroi peut être lavée.

Suivant la nature de la pièce, le vernis peut se poser en simple, en double ou encore en trois couches.

Veillez à minutieusement dépoussiérer la surface avant la pose du vernis !

Le vernissage n’est pas complexe :

  1. Il suffit au début, de bien le mélanger en remuant continuellement durant 2 à 3 mn.
  2. Puis, déversez-le dans un sceau rectangulaire en le faisant passer à travers un tamis. Les extrémités du mur telles les chambranles, les plinthes et les coins du plafond sont à attaquer en premier à l’aide d’une brosse.
  3. Ensuite, à l’aide d’un rouleau à vernir, travaillez la surface restante en imbibant continuellement le rouleau. Procédez horizontalement puis verticalement en insistant sur les joints.

Il est recommandé de patienter 4 à 5 heures de temps pour le séchage avant d’ajouter une autre couche de vernis.

Le liège mural a le mérite d’être…

On attribut au liège mille et une propriétés, le classant parmi les matériaux naturels performants et écologiques.

Performant suite à sa polyvalence particulière et écologique car sa récolte ne requiert ni abattage ni dégradation de l’arbre en question.

Suite à cela, si l’on relève que dans le domaine de la construction et de la rénovation, il est sollicité dans de divers secteurs tels l’isolation des murs (intérieurs comme extérieurs), des planchers, des combles, du toit… Et il est même présenté en revêtement de sol !

Voyons de plus près ces qualités légendaires.

Pourvu d’une excellente étanchéité, imputrescible et écologique

Le liège ne se déforme, ni ne se pourrit point en contact de l’humidité. Qu’importe l’environnement, ce matériau s’adapte parfaitement bien au climat.

Par ailleurs, il n’est pas soumis aux menaces des insectes, ni à celles des rongeurs. Et suite à sa structure, le liège est biodégradable tout en étant entièrement recyclable.

Un parfait isolant thermique

Par sa constitution pourvue d’aération, le liège mural ne transmet pas la chaleur ni la fraîcheur et procure une température stable à la pièce. Pour une isolation optimale, préférez le liège mural doté de 3 mm d’épaisseur au minimum.

Un performant isolant acoustique et antivibratile

En terme d’isolation, le liège sert également d’isolation phonique. Il captive la réverbération acoustique et diminue les vibrations. Pour cela, une épaisseur minimale de trois millimètres est également requise.

Incombustible et hydrofuge

Par ailleurs, le liège peut résister au feu : son inflammation est assez difficile. Et dans les rares cas où il lui arrive de brûler, la fumée qu’il dégage n’est nullement toxique.

Résistant à l’usure

Doté d’un tempérament solide, malgré sa légèreté, le liège s’accommode aux frictions et résiste à l’usure.

Anti-statique et anti-allergique

Avec son caractère antistatique, le liège n’attire pas la poussière et ne s’en laisse pas moins pénétrée. D’où sa qualité anti-allergique !

liège mural

Paroi d’une chambre à coucher en liège

Malheureusement limité par…

On ne peut lui reprocher quoique ce soit en terme de caractéristiques, cependant il y a toujours un mais quelque part.

Son coût proportionnel à sa qualité

Et oui… La qualité paie ! Il est évident que le liège n’est pas un matériau de quatre sous. Aussi, une performance pareille ne se livrera jamais à un prix plancher sur le marché. Et c’est ce qui rebute plus d’un malgré la qualité du matériau.

Comptez en moyenne une trentaine d’euros le mètre carré pour les dalles d’un centimètre d’épaisseur.

Sa récolte décennale

Il est vrai que la récolte du liège ne nécessite pas d’abattage et ne perturbe en rien la croissance de l’arbre. Toutefois, il est à rappeler qu’un arbre ne reproduit du bon liège qu’après 8 à 10 ans de la dernière récolte. Ce qui nécessite un énorme effort de plantation.

En termes de prix

Selon la qualité et la forme du liège, les fourchettes de prix sont très larges.

Le mètre carré des dalles peut être accessible dès 4 euros, tout en atteignant plus de 60 € pour les lièges de très haute qualité. Il en est de même pour les rouleaux, leur prix commence à 3 € le mètre carré et les plus chers peuvent dépasser les 50 .

À présent que le liège n’a plus aucun secret pour vous, laissez-vous succomber par son aspect mural et non plus en bouteille comme d’habitude 😀

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